Un jour que nous voyagions par le train en 4ème classe avec Maggie de Zhengzhou vers Pékin, j'ai aperçu un laowai que j'ai immédiatement catalogué comme français (En effet, il portait un sac à dos distinctif de la marque Décatlhon). Je l'interpelle donc et nous discutons une bonne partie de la soirée.
Pour comprendre ce qui suit, il faut être conscient que pour la majorité des occidentaux, et même des Chinois, Zhengzhou est un infame trou de gueux. Son passé aux oubliettes, ce n'est qu'un ville de province rempli de cul terreux et politiciens corrompus. D'ordinaire bien que je lutte pour faire reconnaitre les vertues de ce lieux je suis obligé dêtre d'accord.
Or le regard de Ronald ce jeune homme plein d'illusions était pourtant très loin de cela : il venait de passer 6 mois dans un village pas si éloigné de Zhengzhou dans lequel on pratique depuis toujours (on l'y a même inventé) le Tai ji. Il avait suivi un apprentissage difficile. Et surtout n'avait eu de contact avec ses proches que par mail sur le seul ordinateur du village branché par intermittence sur internet. Bref, un isolement assez éloigné de ce que l'on peut vivre à ZZ. S'ajoute à cela qu'il ne parlait pas un mot de Chinois et que ses interlocuteurs étaient peu nombreux. Respect!
La façon dont il évoqua son premier séjour dans notre capitale était pleine d'émotion. Un havre de civilisation qui se rappelait à lui. Un break dans sa démarche un peu folle d'hermite entouré d'individus sans véritable lien avec lui.
La morale de cette histoire c'est que quand on se donne la peine de regarder les lieux t les gens. Où qu'ils soient, qui qu'ils soient, on peut toujours trouver en eux la pleinitude, l'amitié, la vie. Si je pense à ça en ce moment c'est qu'en France on semble obnubilé par des désirs matériel et qu'on en a oublié les plaisirs simples. "les règles un peu truquées du jeu
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